mayo 29, 2014

Les Etats-Unis envisagent d’autoriser l’exploitation de leurs réacteurs de manière sûre pendant 80 ans et nous voudrions fermer les nôtres, qui sont plus récents et plus sûrs, au bout de 40 ans ?

http://lenergeek.com/2013/09/25/prolongement-de-la-duree-de-vie-des-centrales-les-precisions-dedf/
Alors que la France envisage de prolonger la durée de vie des ses centrales nucléaires, que peut-on tirer de l’expérience, bien plus avancée, des USA en la matières ?
– Voici ci dessous la traduction d’un article en anglais nous venant des USA.
– Suivi d’un commentaire détaillé de l’AEPN sur les conclusions qu’on peut en tirer.
Lien vers l’article du Richmond Times Dispatch du 5 mai 2014:
http://www.timesdispatch.com/business/local/companies/dominion/d…tors-for-years/article_31595810-62bf-55e4-a967-e590f3c22597.html

Traduction : G.G.
 

“Dominion Resources réexamine l’exploitation de ses
réacteurs nucléaire pendant 80 ans La compagnie envisage de demander aux
autorités l’extension de 20 ans de la durée d’exploitation de ses
réacteurs.”

par PETER BACQUÉ (Richmond
Times-Dispatch)
Dominion Resources Inc envisage d’exploiter ses six
réacteurs d’énergie(de puissance) nucléaire pendant 80 ans.
Les unités nucléaires de l’entreprise sont chacune
autorisées pour fonctionner pendant 60 ans
Filiale de Virginia Power, Dominions
Resources conduit en interne des études préliminaires pour justifier des
extensions de licence d’exploitation de 20 ans pour ses six unités nucléaires en
Virginie et dans le Connecticut.
“Nous croyons qu’il est possible de ré-accorder une
licence d’exploitation sûre à ces unités pendant 20 ans supplémentaires,” a dit
le porte-parole d’entreprise Rick Zuercher. “Nous engageons ce processus pour
comprendre ce que nous devons faire pour préserver ces stations nucléaires pour
20 ans de plus
 »
L’âge moyen des 100 centrales nucléaires américaines en
exploitation est de 34.7 ans, selon le porte-parole de Commission de Régulation
Nucléaire (NRC) Scott Burnell. La NRC a déjà prolongé les licences initales
d’exploitation de 40 ans de 73 réacteurs américains pour 20 ans supplémentaires,
y compris ceux exploités par Dominion Resources. 18 réacteurs supplémentaires
sont dans la file d’attente pour des renouvellements de licence de 20
ans.
Mais Dominion Resources, basé à Richmond, envisage de
chercher une extension pour 20 ans de plus – pour un total de 80
ans.
L’entreprise exploite deux réacteurs nucléaires dans la
centrale de North Anna dans Comté de Louisa (NDLR: North Anna est la
centrale de référence de Bugey en France
) et deux à sa centrale de Surry dans
le Comté de Surry. La société a aussi deux unités nucléaires dans la centrale de
Millstone dans le Connecticut. Surry 1 a une licence pour fonctionner jusqu’en
2032 et Surry 2 jusqu’en 2033. North Anna 1 a une licence pour fonctionner
jusqu’en 2038 et North Anna 2 jusqu’en 2040. Pour Millstone 2 la licence est
 valable jusqu’en 2035 et la Millstone 3 jusqu’en 2045.
En Virginie, les quatre centrales nucléaires de
l’entreprise produisent 42 % de l’électricité consommée par les presque
2.4 millions de clients de Dominion Virginia Power.
“Ce sont les bêtes de somme de Virginie,” a dit Zuercher.
“Ils sont la source des coûts d’électricité les plus bas  et ils sont des actifs
de valeur.”
Dominion Virginia Power est la plus grande utilité
électrique de l’état. “Nous devons regarder à long terme d’où l’électricité
viendra dans l’avenir et North Anna et Surry ont une grande expérience
d’exploitation,” a dit Zuercher. “Nous soignons ces centrales et nous assurons
qu’elles sont en pleine forme.”
Selon le NRC, le terme initial de 40 ans pour les licences
de réacteur a été basé sur des considérations économiques et antitrust, pas les
limitations de technologie nucléaire. 
Cependant, l’agence fédérale a dit, que
quelques composants peuvent avoir été réalisés sur la base d’une durée
d’utilisation attendue de 40 ans.
En plus de l’approbation par la NRC pour des licences
prolongées d’exploitation, l’entreprise devra avoir l’accord de la Commission du
Commerce et de l’Industrie (Corporate Commission) de Virginie pour les
extensions de durée d’utilisation des centrales nucléaires.
Dominion Virginia Power cherche la permission de la NRC
pour construire une troisième unité à North Anna, qui pourrait être en service
au plus tôt en 2024. North Anna 3 pourrait être conçue pour fonctionner jusqu’à
80 ans, a dit Tom Wohlfarth, le vice-président directeur de l’entreprise pour
les affaires réglementaires.
Le personnel de la NRC a commencé une revue du processus
pour le renouvellement de licence de réacteur de puissance en prévision des
demandes des compagnies pour des licences d’exploitation au-delà de la durée de
60 années.
Le personnel croit que le processus de renouvellement de
licence et les règles sont sains et permettent d’envisager le renouvellement des
licences
,” a écrit la commission le 31 janvier Mark A. Satorius, le directeur
exécutif de la NRC pour des opérations. 
Des groupes environnementaux ont exprimé leur opposition à
toute extension. “Ces usines viennent à la fin de leur vie planifiée, à
l’origine,” a dit Glen Besa, le directeur de la branche de Virginie du Sierra
Club, “et leur extension pendant une autre période de licence expose les
Virginiens à des risques que nous devrions tous trouver inacceptable.” “Je ne
crois pas que ces usines peuvent en réalité fonctionner aussi longtemps,” a dit
Paul Gunter du groupe «  Au-delà du Nucléaire » de l’état de Maryland. “Ils
projettent essentiellement leur sécurité avec une boule de cristal.”
Les centrales nucléaires existantes ont trop de valeur
pour les abandonner à la fin de leur vie de conception actuelle, ont dit les responsables de l’industrie nucléaires, notant que le coût de remplacement des
centrales ou de construction de nouvelles mettrait à l’épreuve les ressources
technique et économique disponibles.
Si nous avançons, nous
identifierons toutes les choses qui doivent être faites pour exploiter sans
risques pendant 20 autres années
,” a dit Zuercher. “Cela exigera  pour le
faire un certain investissement en capital. Nous essayons de nous faire une idée
sur ce que ce serait
.”

 ————————-

http://www.actu-environnement.com/ae/dossiers/nucleaire/viellissement-parc-centrales-nucleaire-prolongation.php4

Commentaire de l’AEPN : 

En
France aussi nous devons nous poser la question de la prolongation des réacteurs
nucléaires.
Car ces réacteurs sont sûrs, fiables propres (même en vieillissant)
et sont un atout considérable que le monde entier nous envie, pour nous apporter
une électricité propre et abondante à un coût bon marché (déjà deux fois moins
cher qu’au Danemark et en Allemagne)
.

La durée initialement envisagée de
30 ans était une durée d’amortissement comptable (vitesse à laquelle EDF a
amorti dans les comptes de l’entreprise et remboursé aux banques la valeur de
l’investissement qu’était le cout de construction du réacteur). Cela n’a rien à
voir avec la durée de vie technique qui était estimée SUPERIEURE à 30 ans et au
moins égale à 40 ans (c’est pourquoi l’amortissement par prudence comptable a
été fixé à 30 ans). 

De même que tu peux rembourser le crédit de ta maison en 15
ans et pour autant ta maison n’est pas bonne à être démolie au bout de ces 10
ans (garantie du constructeur) ou 15 ans (durée du remboursement de ton emprunt)
ou 20 ans (durée prévue pour ton chauffe-eau par le constructeur du
chauffe-eau). Elle sera solide et confortable et représente un actif financier
pour encore 50 ou 100 ans, voire davantage avant d’être bonne à démolir. Au
besoin il suffira de changer le chauffe-eau au bout de 20 ans environ. Mais s’il
est bien entretenu, régulièrement détartré et protégé par une cathode, le
chauffe-eau lui-même pourra durer 50 ans et plus sans danger (en n’oubliant pas
d’installer un groupe de sécurité et de le purger tous les mois un petit peu
pour vérifier que la sécurité fonctionne). 
En fait les réacteurs nucléaires bien
surveillés, bien exploités et bien entretenus vieillissent mieux que prévu
(les
ingénieurs avaient pris de grosses marges de sécurité par prudence dans leurs
calculs et la durée de vie réelle possible (y compris sans danger) s’avère être
du coup bien supérieure. Surtout en changeant les composants comme les GV (générateurs de vapeur) ou
couvercles de cuves (comme c’est le cas) et ceux qui présentent des points
faibles, on peut RENFORCER la sureté en adaptant des composants plus sûrs et plus
fiables que ceux d’origine
qu’on savait fabriquer dans les années 70. 
Fessenheim
justement vient d’être remise à neuf avec de nouveaux GV et couvercles de cuve
et un upgrade complet de presque un milliard d’euros, et ce serait donc une ineptie de
l’arrêter maintenant.  
Au début on était confiant vu les connaissances techniques de l’époque mais attentif à savoir comment les grosses
cuves vieilliraient : propagation ou pas en vieillissant de micro-fissures de la
cuve, métal devenant plus ou moins ductile ou pas sous l’effet des rayonnements
ou encore combien de temps mettraient les
joints ou les traversées
de l’enceinte de confinement
pour commencer à fuir. Maintenant on sait, car CELA SE SURVEILLE et peut se
mesurer, que les matériaux vieillissent MIEUX que prévu et la plupart de ceux
qui vieillissent peuvent de toutes façons être changés (comme les durites d’une
voiture).

Aux Etats-Unis c’est la majorité des réacteurs, déjà 73 sur 110
(et 18 autres demandes en cours d’évaluation par la NRC, équivalent de l’ASN
français) comme mentionné dans l’article, qui, moyennant quelques travaux
consistant à renforcer les maillons faibles et remplacer les pièces qui s’usent,
sont d’ores et déjà autorisés à fonctionner jusqu’à 60 ans

Dominion a raison
d’étudier dès maintenant la possibilité des 80 ans car le vieillissement d’un
réacteur peut dépendre de la manière dont le réacteur est exploité, du nombre de
fois qu’on l’arrête, de la vitesse à laquelle on le redémarre (chocs thermiques)
et il y a donc des modes de conduite, comme sur une voiture, qu’on peut adapter
en vue d’un meilleur vieillissement du réacteur (de même que tu pourras vivre
plus vieux et en meilleure santé en mangeant mieux…) (et si tu surveilles bien
ton corps et tous tes paramètres tu peux même REDUIRE tes risques d’infarctus à
50 ou 60 ans par rapport à un jeune de 30 ou 40 ans qui mange n’importe quoi).
Bien sûr il y a quand même des limites au raisonnement. En l’état actuel de la
science, n’espère pas aller très loin au delà de 100 ans… ni pour toi ni
pour les réacteurs nucléaires. Même si c’est possible, cela n’ira pas beaucoup
plus loin et on rentre alors dans la zone à risques (pas
raisonnable).

L’avantage du réacteur nucléaire c’est qu’on peut changer à
peu près tous les composants
(alors que les organes du corps humain notamment le
cerveau, le cœur, les poumons, le foie, le pancréas, la rate… ne peuvent pas
être changés). Théoriquement c’est donc bien plus simple de prolonger la vie
d’un réacteur nucléaire que celle d’un humain, il suffit de changer au fur et à
mesure les organes défaillants qui présentent des signes de faiblesse… tant
que l’enceinte de confinement est OK (pour assurer la sécurité au cas où…) le
réacteur est alors quasiment éternel (mais peut se trouver technologiquement ou
commercialement obsolète). On peut changer facilement (et cela se fait
couramment) les pompes primaires sur un réacteur nucléaire (équivalent d’un cœur qu’on ne sait pas encore facilement changer chez l’homme, tout juste stimuler
électriquement en y ajoutant un pacemaker). De même on sait changer à neuf
toutes les tuyauteries (même celles du circuit primaire) d’un réacteur
nucléaire, alors qu’on ne peut pas changer tous les vaisseaux sanguins du corps
: on sait tout juste élargir (stents) un vaisseau par ci ou supprimer (stripping
pour varices des jambes) un vaisseau par là ou changer un tout petit bout
(pontage en plastique du petit bout d’une coronaire). Mais la machine humaine
vieillit et on ne peut en remplacer que de petits bouts (cristallin, morceau
d’artère coronaire, genoux, hanches, épaule,…), pas les organes principaux (le cœur…), alors qu’on peut
remplacer un GV, un couvercle de cuve, une pompe primaire ou n’importe quel
tuyau (même du circuit primaire) présentant des signes de faiblesse dans un
réacteur nucléaire. 

Une seule exception : la cuve du réacteur que pour l’instant
on ne sait pas (encore) changer (les russes l’on déjà réussi par un procédé thermique, mais on pourrait très bien concevoir un
réacteur dans lequel même la cuve peut être remplacée en cas de besoin). Sans
compter que la composition du fluide qui circule dans les tuyaux (de l’eau dont
il suffit de surveiller le pH pour une centrale nucléaire) est bien plus pure et
facile à surveiller que la composition du sang humain (qui provoque de nombreux dépôts durcissant les artères avec l’âge, notamment et d’autant plus vite si on
mange mal). Les tuyaux d’une centrale nucléaire peuvent durer bien plus
longtemps que ceux du corps humain (et sont bien plus faciles à surveiller) et
peuvent tous être changés.

Même si la courbe des incidents augmente au
fil du temps (quand on ne fait pas la maintenance préventive ou sur les nouveaux
réacteurs, dont on découvre les points faibles au fur et à mesure de
l’exploitation) ce n’est pas forcément une mauvaise nouvelle : c’est aussi parce
qu’on améliore la détection des incidents (ce qui en créé plus, apparemment,
simplement parce qu’on colle l’étiquette “incident” sur un micro événement
autrefois considéré comme normal) et même s’il s’agit d’un véritable incident,
ce qui fait partie de la vie normale, si le REX (retour d’expérience) est bien
organisé (ce qui est le cas dans le nucléaire) une amélioration passagère dans
laquelle chaque petit incident conduit à une amélioration du suivi, du programme
de remplacement de certaines pièces ou des inspections plus régulières de ces
points faibles pour la suite est une bonne nouvelle qui permet d’augmenter la
sécurité future (même quand le réacteur vieillit et même pour les réacteurs
neufs) et non pas de la diminuer. Cela permet même quelquefois d’augmenter la
sécurité des réacteurs NEUFS (car les pièces récentes peuvent aussi lâcher de
temps en temps). La connaissance des points faibles et leur surveillance (ou le
remplacement systématique des points faibles détectés) augmente la performance
et la sécurité globale. Il me semble que c’est bien dans cet esprit là que
travaille le nucléaire. Bien sur aucun système (et aucun homme) n’est parfait
donc il y a donc (et il y aura toujours) des incidents. C’est la suite qu’on y
donne qui est importante et d’en tirer les leçons, ce qui améliore la sécurité
future (et minimise le risque d’accident plus grave). Le REX est essentiel
(partout, pas seulement dans le nucléaire, même dans notre manière de conduire
nos voitures par exemple) et c’est clairement dans le nucléaire que le REX est
le plus poussé (c’est pourquoi le nucléaire est l’industrie la plus sure, la
moins dangereuse et qui fait le moins de morts
). C’est possible grace au “facteur
1 million” (gros service rendu pour une installation finalement relativement
compacte, donc assez facile à surveiller sans avoir besoin de milliers
d’inspecteurs.

Une voiture bien entretenue et dont tu surveilles les
éléments de structure (corrosion de la caisse notamment) et le bon
fonctionnement du moteur (présence d’huile, vidanges régulières, surveillance de
l’évolution du taux de compression, l’absence de tartre dans le radiateur,
étanchéité et serrage du joint du culasse tous les 50 0000 km, remplacement
systématique tous les 100 000 km de la courroie de distribution, de la tête de
delco, la bobine d’allumage, des charbons du démarreur, de la courroie
d’alternateur, sans attendre la panne…) en surveillant et changeant
régulièrement les éléments de sécurité (freins, amortisseurs, pneus) sur
laquelle tu surveilles tous les jours la pression des pneus et le niveau des
liquides (de frein et de refroidissement notamment, avec des signaux
avertisseurs au tableau de bord si les niveaux baissent ou si la pression des
pneus baisse) ainsi que toutes les durites en caoutchouc changées tous les 10
ans … sur laquelle tu fais régulièrement l’entretien (vidange, bougies…)
(liste perfectible) reste parfaitement sûre à conduire et ne tombera pas plus
souvent en panne qu’une voiture neuve, même si elle est âgée de 20 ans et plus.
C’est pareil pour un réacteur nucléaire, sauf que la surveillance, pas beaucoup
plus compliquée à faire que pour une voiture, est bien mieux faite (et il faut y
veiller). Un réacteur nucléaire est plus sûr qu’une voiture (et vieillit mieux
qu’une éolienne) parce qu’il ne bouge pas et est à l’abri des intempéries
(grosse enceinte de protection…).
La concentration du nucléaire (facteur 1
million) permet de mettre facilement et sans inconvénient de fortes sommes sur
la table pour la sécurité et le remplacement des pièces sensibles pouvant s’user
ou se fragiliser (comme c’est à peu près le cas en France, mais pas toujours aux
US et au Japon cf l’affaire Davis Besse). Mais il y aussi un moment où il ne
faut pas exagérer et multiplier les contrôles inutiles pour des motifs purement
politiques et médiatiques (en France on en serait presque là, cf l’affaire des
portiques et des bq/cm2 qui jetait l’argent par la fenêtre, plus grave : en le
détournant des budgets d’entretien et sécurité importants, lorsque Mme Voynet est
devenue Ministre en 1997). Il faut rester vigilant mais je pense que bien
entretenus tous, ou quasiment tous, nos réacteurs peuvent atteindre largement 60
ans et certains même 100 ans (en surveillant bien la cuve et l’étanchéité de
l’enceinte de confinement tous les 10 à 20 ans, ce qu’on sait faire). 

Les plus
anciens réacteurs nucléaires commerciaux au monde, celui d’Obninsk près de
Moscou ou
encore ceux de Calder Hall en GB, que nous avions été visiter vers
2004 peu avant leur fermeture, ont fermé parce qu’ils étaient trop petits et considérés non rentables
(obsolètes technologiquement et commercialement car trop petits, mais pas usés
et encore en parfaite état de fonctionnement) à l’âge de 50 ans mais
techniquement et du point de vue de leur vieillissement ils auraient pu tenir
jusqu’à 100 ans et plus (ils venaient d’être remis à neuf lorsqu’ils ont été
stoppés pour ceux de Calder Hall, comme Phénix ! Jetant là aussi l’argent par la
fenêtre…). 
Il faut rester prudent, cf l’affaire de l’explosion de vapeur
japonaise sur le circuit secondaire qui a fait quelques morts mais n’était pas
un problème de radioactivité (circuit secondaire), mais un problème de maintenance
industrielle sur un circuit de vapeur) et si on y surveille et change
régulièrement ce qu’il faut (ce qui n’était pas le cas sur cette centrale
japonaise qui avait repoussé à plus tard la surveillance de ces tuyaux…),
aucun souci. 

De toutes les façons le nucléaire (parce qu’il est intrinsèquement plus
sûr et plus surveillé, même mal fait, et grâce au “facteur 1 million” (rapport d’équivalence entre 1 tonne d’uranium et 1000 tonnes de pétrole) qui permet
de faire plus de sécurité qu’ailleurs, fait moins de morts et de dégâts (même au
Japon, aux USA dans le temple du libéralisme et chez les Russes à l’époque
communiste, que les énergies concurrentes (charbon, gaz, hydrauliques,
éoliennes, sans compter les milliers de couvreurs et électriciens qui chutent
des toits en posant des millions d’installations PV
, on n’en parle jamais…).
 274 morts (presque 10 fois plus que les morts de courts terme à Tchernobyl) récemment encore (voir l’article de mai 2014)
dans une mine de charbon en Turquie (et 300 autres sont en train d’agoniser
bloqués dans la mine sans qu’on sache si on pourra les en sortir : 
Dans 8 jours on n’en parlera plus (et entre temps il y aura eu 3 ou 4 autres
accidents dans des mines de charbon dont on n’aura même pas parlé dans les
médias).

Une conférence commentée aussi ici sur les
terres rares nous apprend par exemple (dont la production est monopolisée à 90% par la Chine) que
l’industrie de l’extraction des terres rares en Chine (dont le débouché
principal sont… les éoliennes industrielles allemandes et espagnoles…
considérées comme propres et écologiques) ferait 3000 morts par an aux dernières
nouvelles, mais comme ce sont des chinois (et que c’est pour les éoliennes
danoises, espagnoles et allemandes) cela ne compte pas, chut, “business as
usual” et n’en parlez surtout pas (et les chinois ne communiquent plus le
moindre chiffre sur les morts dans leurs sites d’extraction des terres rares
depuis 3 ans…).

B.C.
________________________________
Pour prolonger sur l’aspect économique, voir l’article du blog du RESSEC : 

“L’explication qui nous manque pour comprendre si
le coût de l’électricité nucléaire augmente … ou en fait diminue
régulièrement !”

http://ressec.wordpress.com/2014/05/29/982/

http://www.sudouest.fr/2013/10/13/le-gouvernement-compterait-prolonger-de-10-ans-la-duree-de-vie-des-centrales-nucleaires-1198000-706.php
http://www.lesechos.fr/14/02/2008/LesEchos/20110-063-ECH_edf-veut-prolonger-la-vie-des-centrales-nucleaires.htm
http://www.enerzine.com/2/13442+nucleaire—un-prolongement-de-la-duree-de-vie-ineluctable+.html

Pour en savoir plus aussi sur le démantèlement : l’article ici propose une analyse de la faisabilité
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