{"id":16102,"date":"2008-04-23T21:28:00","date_gmt":"2008-04-23T21:28:00","guid":{"rendered":"https:\/\/ecolo2.yazilimgemisi.com\/la-gestion-des-dechets-nucleaires\/"},"modified":"2008-04-23T21:28:00","modified_gmt":"2008-04-23T21:28:00","slug":"la-gestion-des-dechets-nucleaires","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ecolo2.yazilimgemisi.com\/tr\/la-gestion-des-dechets-nucleaires\/","title":{"rendered":"&#8220;La gestion des d\u00e9chets nucl\u00e9aires&#8221;"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/blogger.googleusercontent.com\/img\/b\/R29vZ2xl\/AVvXsEir8mnzpIUdCqHjL5D0tA4ZWp2tA-VFDTEj1vUNcXSzZqpnQMUpc9hQ1SLU61WDHogXqgsv5e1fwApbJnJ3YEH1s65BKoAeyFuNbrZiK2siYFL8rMyeYj2EShV84WZqIDp0e2iqXUhVLOdH\/s1600-h\/decdechetsnucleaire.gif\"><img decoding=\"async\" id=\"BLOGGER_PHOTO_ID_5192557846435884722\" style=\"DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center\" alt=\"\" src=\"https:\/\/blogger.googleusercontent.com\/img\/b\/R29vZ2xl\/AVvXsEir8mnzpIUdCqHjL5D0tA4ZWp2tA-VFDTEj1vUNcXSzZqpnQMUpc9hQ1SLU61WDHogXqgsv5e1fwApbJnJ3YEH1s65BKoAeyFuNbrZiK2siYFL8rMyeYj2EShV84WZqIDp0e2iqXUhVLOdH\/s400\/decdechetsnucleaire.gif\" border=\"0\" \/><\/a><\/p>\n<p><\/p>\n<div><\/div>\n<p><\/p>\n<div><strong><u>La gestion des d\u00e9chets nucl\u00e9aires<br \/><\/u><\/strong><\/div>\n<p><\/p>\n<div>par Herv\u00e9 Nifenecker* &#8211; SPS n\u00b0 280, janvier 2008<\/div>\n<p><\/p>\n<div>&#8220;Le nucl\u00e9aire peut faire partie de la r\u00e9ponse \u00e9nerg\u00e9tique au r\u00e9chauffement climatique. Toutefois, la principale interrogation \u00e0 propos de l\u2019utilisation de cette \u00e9nergie concerne la gestion des d\u00e9chets et leur impact environnemental. Herv\u00e9 Nifenecker expose ici, pour les lecteurs de Science et pseudo-sciences, quelques \u00e9l\u00e9ments utiles pour que chacun puisse se faire sa propre opinion \u00e0 ce sujet.<\/div>\n<p><\/p>\n<div>Contrairement aux d\u00e9chets chimiques industriels renfermant des \u00e9l\u00e9ments toxiques comme l\u2019arsenic, le plomb, le cadmium dont la dur\u00e9e de vie est infinie, les d\u00e9chets nucl\u00e9aires renferment des radionucl\u00e9ides qui disparaissent avec le temps, m\u00eame si, pour certains d\u2019entre eux, il faut tr\u00e8s longtemps. Par ailleurs plus les radionucl\u00e9ides vivent longtemps et moins ils sont dangereux ! En effet, qui dit grande dur\u00e9e de vie dit faible taux de d\u00e9sint\u00e9gration. Par exemple l\u2019iode 129, qui a une p\u00e9riode de 15 millions d\u2019ann\u00e9es, est 700 millions de fois moins radioactif que l\u2019Iode 131, dont la p\u00e9riode n\u2019est que de 8 jours et qui a \u00e9t\u00e9 responsable des cancers de la thyro\u00efde de Tchernobyl. Or le public imagine souvent que les deux iodes sont les m\u00eames et ont les m\u00eames cons\u00e9quences radiologiques !<\/div>\n<p><\/p>\n<div>Les d\u00e9chets actuels, compos\u00e9s de produits de fission et d\u2019actinides mineurs enrob\u00e9s dans du verre, doivent \u00eatre refroidis pendant quelques dizaines \u00e0 une centaine d\u2019ann\u00e9es. Ils sont entrepos\u00e9s en surface ou en sub-surface, sous surveillance, sans qu\u2019aucune cons\u00e9quence sur la sant\u00e9 publique n\u2019ait jamais pu \u00eatre observ\u00e9e.<\/div>\n<p><\/p>\n<div>La pratique actuelle d\u2019entreposage en surface est globalement satisfaisante, m\u00eame si elle peut \u00eatre encore am\u00e9lior\u00e9e, et ce, aussi longtemps que la production d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 nucl\u00e9aire continuera.<br \/>D\u00e8s que la puissance d\u00e9gag\u00e9e devient suffisamment faible pour ne plus n\u00e9cessiter de refroidissement, il devient possible de stocker les d\u00e9chets \u00e0 quelques centaines de m\u00e8tres de profondeur, \u00e0 l\u2019abri d\u2019\u00e9ventuelles agressions criminelles et des cons\u00e9quences possibles de changements climatiques \u00e0 long terme.<\/div>\n<p><\/p>\n<div>Le bon sens dit qu\u2019un stockage \u00e0 quelques centaines de m\u00e8tres de profondeur serait encore plus s\u00fbr qu\u2019un stockage en sub-surface. Or tout se passe comme si l\u2019on craignait davantage un stockage en profondeur qu\u2019un stockage en surface ! <\/div>\n<div> <\/div>\n<p><img decoding=\"async\" id=\"BLOGGER_PHOTO_ID_5192557846435884738\" style=\"DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center\" alt=\"\" src=\"https:\/\/blogger.googleusercontent.com\/img\/b\/R29vZ2xl\/AVvXsEjox2ZAGn3QDq3M_NLejXCxrziy41CQ1JNdFWzhewm6poDOFhuoo_U9Y1uvq208R3LrfFMZhbmhYEt70G6y5HB2KSSOzP8Va4NPbvEhVWm4qdquXU6ubncT-7p_Vn8bSXpUxxSVkJdkVs30\/s400\/decimg2,1.gif\" border=\"0\" \/><\/p>\n<div><strong>Production de d\u00e9chets<br \/><\/strong><\/div>\n<p><\/p>\n<div><u>Ordres de grandeur<br \/><\/u><\/div>\n<p><\/p>\n<div>Un r\u00e9acteur d\u2019une puissance de 1000 MWe [<a title=\"[1] Les r\u00e9acteurs \u00e0 eau pressuris\u00e9e (REP) fran\u00e7ais ont des puissances de 900, (...)\" href=\"http:\/\/www.pseudo-sciences.org\/spip.php?article842#nb1\" name=\"nh1\">1<\/a>] produit environ 30 tonnes de combustibles us\u00e9s par an (environ 3 m\u00b3). La principale partie de ces combustibles est compos\u00e9e d\u2019uranium (environ 28,7 tonnes). Ils contiennent aussi environ 1 tonne de produits de fission dont 45 kg de produits de fission de dur\u00e9e de vie moyenne (c\u00e9sium137 et strontium 90) et 65 kg de produits de fission \u00e0 vie longue. Enfin ils contiennent environ 300 kg de plutonium et 20 kg d\u2019actinides mineurs (am\u00e9ricium, curium et neptunium).<\/div>\n<p><\/p>\n<div>La quantit\u00e9 de d\u00e9chets finaux \u00e0 stocker d\u00e9pend de la conception que l\u2019on a de l\u2019avenir de la fili\u00e8re nucl\u00e9aire.<\/div>\n<p><\/p>\n<div>Un sc\u00e9nario de sortie du nucl\u00e9aire conduit \u00e0 envisager que la totalit\u00e9 des combustibles us\u00e9s doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme devant \u00eatre stock\u00e9e en couche g\u00e9ologique profonde. La pratique du retraitement et du MOx [<a title=\"[2] Combustible constitu\u00e9 d'un m\u00e9lange d'oxyde d'uranium et d'oxyde de (...)\" href=\"http:\/\/www.pseudo-sciences.org\/spip.php?article842#nb2\" name=\"nh2\">2<\/a>] ne change pas grand chose \u00e0 la validit\u00e9 de cette affirmation, car, au bout du compte, il faudra stocker l\u2019uranium de retraitement, les combustibles MOx us\u00e9s et les d\u00e9chets du retraitement. On voit donc qu\u2019environ 30 tonnes de d\u00e9chets de haute activit\u00e9 et \u00e0 vie longue (HAVL) destin\u00e9s \u00e0 un stockage g\u00e9ologique seront produits chaque ann\u00e9e par r\u00e9acteur de 1000 MWe.<\/div>\n<p><\/p>\n<div>Dans le cas contraire, celui d\u2019un nucl\u00e9aire durable reposant sur l\u2019utilisation future de r\u00e9acteurs surg\u00e9n\u00e9rateurs, aussi bien l\u2019uranium de retraitement que le plutonium doivent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme des ressources et la quantit\u00e9 de d\u00e9chets HAVL destin\u00e9e au stockage g\u00e9ologique est r\u00e9duite \u00e0 environ une tonne par an. Il faut y ajouter la production d\u2019une vingtaine de tonnes de d\u00e9chets de moyenne activit\u00e9 et longue dur\u00e9e de vie (MAVL) ayant une radioactivit\u00e9 totale de quelques pour cent de celle des d\u00e9chets HAVL, ne d\u00e9gageant pratiquement pas de chaleur, et qui sont donc beaucoup plus faciles \u00e0 g\u00e9rer.<\/div>\n<p><\/p>\n<div>On voit qu\u2019un sc\u00e9nario de sortie du nucl\u00e9aire conduit \u00e0 devoir g\u00e9rer une quantit\u00e9 de d\u00e9chets HAVL pr\u00e8s de 30 fois plus important qu\u2019un sc\u00e9nario de nucl\u00e9aire durable. Un tel sc\u00e9nario exigerait aussi de prendre rapidement la d\u00e9cision du stockage g\u00e9ologique puisqu\u2019il supposerait la disparition assez rapide des comp\u00e9tences nucl\u00e9aires qui assurent, actuellement, la s\u00fbret\u00e9 des entreposages. Une telle disparition est d\u00e9j\u00e0 observable dans un pays comme l\u2019Italie. Contrairement \u00e0 ce qui s\u2019est pass\u00e9 en Allemagne et en Belgique, une d\u00e9cision de sortie du nucl\u00e9aire ne saurait donc \u00eatre prise avant que le stockage g\u00e9ologique soit assur\u00e9. R\u00e9clamer la sortie du nucl\u00e9aire et s\u2019opposer \u00e0 la r\u00e9alisation d\u2019un site de stockage g\u00e9ologique est incoh\u00e9rent, irresponsable et d\u00e9magogique. <\/div>\n<div> <\/div>\n<p><img decoding=\"async\" id=\"BLOGGER_PHOTO_ID_5192557850730852050\" style=\"DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center\" alt=\"\" src=\"https:\/\/blogger.googleusercontent.com\/img\/b\/R29vZ2xl\/AVvXsEhGuqfvEPSthyphenhyphenLXHyEXiSTNWG72Z-PgprJuE0yuogKriC8oyUFepuXPaEuphQXTxU1AnEnXAusFrnRz0gdBMe8OcVzND6Hy64S9CFSuaAlOj7OVfbmuDsL6N7K_JbFnAd9f_rE30E2CPrDM\/s400\/decpiscine-nucleaire-dechets-lahague.jpg\" border=\"0\" \/><\/p>\n<div><strong>\u00c9nergies primaires, \u00e9nergies finales et d\u00e9chets nucl\u00e9aires<br \/><\/strong><\/div>\n<p><\/p>\n<div>Quel sera l\u2019impact des mesures d\u2019\u00e9conomies d\u2019\u00e9nergie sur les \u00e9missions de CO2 ? \u00c0 ce sujet, beaucoup de confusions sont faites. La premi\u00e8re serait de croire que toute baisse de la consommation finale entra\u00eene m\u00e9caniquement une r\u00e9duction des \u00e9missions de CO2 \u00e0 m\u00eame hauteur. En r\u00e9alit\u00e9, l\u2019impact en termes de rejets de gaz carbonique dans l\u2019atmosph\u00e8re d\u00e9pend principalement de la source d\u2019\u00e9nergie \u00e9conomis\u00e9e et de son mode de transformation en \u00e9nergie finale. Ce qu\u2019on appelle source d\u2019\u00e9nergie primaire est donc l\u2019ensemble des produits \u00e9nerg\u00e9tiques non transform\u00e9s : le p\u00e9trole brut, le gaz naturel, les combustibles min\u00e9raux solides, la biomasse, le bois, le rayonnement solaire, l\u2019\u00e9nergie hydraulique, l\u2019\u00e9nergie du vent, la g\u00e9othermie, l\u2019\u00e9nergie tir\u00e9e de la fission de l\u2019uranium par exemple. Cette \u00e9nergie n\u2019est pas toujours directement utilisable et doit donc \u00eatre transform\u00e9e en \u00e9nergie finale (raffinage du p\u00e9trole, usines nucl\u00e9aires ou hydro\u00e9lectriques, fermes \u00e9oliennes ou panneaux solaires, pour produire de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9, etc.).<br \/>Passer d\u2019une \u00e9nergie primaire \u00e0 l\u2019\u00e9nergie finale va n\u00e9cessiter un processus de transformation plus ou moins important et complexe selon les cas, avec des rendements \u00e9nerg\u00e9tiques variables. C\u2019est l\u2019ensemble de cette cha\u00eene, et son impact en \u00e9missions de gaz carbonique, qu\u2019il faut consid\u00e9rer pour \u00e9tablir des comparaisons pertinentes et fonder une politique de r\u00e9duction de CO2.<\/div>\n<p><\/p>\n<div>Un exemple de cette confusion est donn\u00e9 par Herv\u00e9 Nifenecker, reprenant le rapport du Groupe de travail \u00ab Division par quatre des \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre de la France \u00e0 l\u2019horizon 2050 \u00bb [<a title=\"[3] http:\/\/www.industrie.gouv.fr\/energie\/prospect\/facteur4-rapport.pdf.\" href=\"http:\/\/www.pseudo-sciences.org\/spip.php?article842#nb3\" name=\"nh3\">3<\/a>] pr\u00e9sid\u00e9 par Christian de Boissieu. Ce dernier d\u00e9clare que \u00ab l\u2019\u00e9nergie nucl\u00e9aire en Europe repr\u00e9sente 6 % de l\u2019\u00e9nergie finale, 2 % dans le monde, 17 % de l\u2019\u00e9nergie finale en France. Au vu de ces pourcentages, il n\u2019appara\u00eet pas justifi\u00e9, pour b\u00e2tir une strat\u00e9gie climat, de centrer le d\u00e9bat sur l\u2019\u00e9nergie nucl\u00e9aire. \u00bb<\/div>\n<p><\/p>\n<div>L\u2019\u00e9nergie nucl\u00e9aire n\u2019est bien entendu pas une \u00e9nergie finale. Herv\u00e9 Nifenecker s\u2019est alors livr\u00e9 au calcul de l\u2019impact qu\u2019aurait eu un choix par tous les pays de l\u2019OCDE similaire \u00e0 celui effectu\u00e9 en France pour le nucl\u00e9aire, en lieu et place des centrales \u00e0 fiouls, gaz et charbon [<a title=\"[4] http:\/\/ddata.over-blog.com\/xxxyyy\/1\/22\/10\/22\/journal-du-colloque.pdf, (...)\" href=\"http:\/\/www.pseudo-sciences.org\/spip.php?article842#nb4\" name=\"nh4\">4<\/a>]. Sa conclusion est qu\u2019une telle politique aurait men\u00e9 \u00e0 \u00ab augmenter la production nucl\u00e9aire des pays de l\u2019OCDE de pr\u00e8s d\u2019un facteur 3 tout en r\u00e9duisant celle des centrales \u00e0 charbon de pr\u00e8s d\u2019un facteur 8 (un facteur sup\u00e9rieur \u00e0 5 pour les centrales br\u00fblant du fioul et de presque 6 pour les centrales \u00e0 gaz), tout en maintenant constante la production d\u2019\u00e9lectricit\u00e9. La r\u00e9duction des \u00e9missions de CO2 aurait \u00e9t\u00e9 de 4,6 Milliards de tonnes de CO2, soit plus du tiers des \u00e9missions totales (qui incluent celles dues au transport et au chauffage) \u00bb.<\/div>\n<p><\/p>\n<div>Toutefois, la principale interrogation \u00e0 propos du nucl\u00e9aire concerne la gestion des d\u00e9chets et leur impact environnemental, objet de l\u2019article d\u2019Herv\u00e9 Nifenecker dans ce num\u00e9ro de Science et pseudo-sciences.<\/div>\n<p><\/p>\n<div>J.-P. K.<\/div>\n<p><\/p>\n<div><strong>Comparaisons<br \/><\/strong><\/div>\n<p><\/p>\n<div>Au niveau mondial l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 est produite \u00e0 plus de 50 % par des centrales au charbon. Une centrale produisant 1 000 MWe consomme environ 4 millions de tonnes de charbon par an. Elle produit pr\u00e8s de 300 000 tonnes de cendres renfermant 400 tonnes de m\u00e9taux lourds toxiques dont 5 tonnes d\u2019uranium et 13 tonnes de thorium. Notons que ces radio\u00e9l\u00e9ments ne sont pas g\u00e9r\u00e9s, contrairement, bien s\u00fbr, \u00e0 ceux produits dans le cycle nucl\u00e9aire. De plus, la centrale \u00e0 charbon rejette chaque ann\u00e9e 10 millions de tonnes de gaz carbonique dans l\u2019atmosph\u00e8re.<\/div>\n<p><\/p>\n<div>Il est int\u00e9ressant de comparer le volume des d\u00e9chets nucl\u00e9aires \u00e0 celui des autres d\u00e9chets industriels toxiques. En 1998, dans l\u2019Union Europ\u00e9enne, le volume de d\u00e9chets nucl\u00e9aires de haute activit\u00e9 (HAVL) \u00e9tait de 150 m\u00b3 (un cube de 5,5 m\u00e8tres de c\u00f4t\u00e9), le volume total des d\u00e9chets nucl\u00e9aires, y compris ceux de faible activit\u00e9 \u00e9tait de 80 000 m\u00b3 (un cube de moins de 45 m\u00e8tres de c\u00f4t\u00e9), celui des d\u00e9chets industriels toxiques de 10 millions de m\u00b3 (un cube de 215 m\u00e8tres de c\u00f4t\u00e9) et celui de tous les d\u00e9chets industriels de 1 milliard de m\u00b3 (un cube de 1 kilom\u00e8tre de c\u00f4t\u00e9).<\/div>\n<p><\/p>\n<div>Les gestions des d\u00e9chets industriels toxiques et des d\u00e9chets nucl\u00e9aires \u00e0 court ou long terme sont difficilement comparables mais on peut noter des cas d\u2019intoxication graves au plomb ou au mercure, m\u00eame dans les pays d\u00e9velopp\u00e9s, alors que dans ces m\u00eames pays on n\u2019a jamais rapport\u00e9 de cas d\u2019exposition aux rayonnements ayant entra\u00een\u00e9 des cons\u00e9quences significatives pour le public du fait de la gestion des combustibles us\u00e9s ou des d\u00e9chets de retraitement. <\/div>\n<div> <\/div>\n<p><img decoding=\"async\" id=\"BLOGGER_PHOTO_ID_5192557842140917410\" style=\"DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center\" alt=\"\" src=\"https:\/\/blogger.googleusercontent.com\/img\/b\/R29vZ2xl\/AVvXsEiLDEztJTDrqwweq9Jw3iKRiCxgtyVEIqhMU3LKlRyIm-aHcrl4fPJkFUFp0D3KtIemFM0FahlTm5U-Y67F1zuSWDxzaILKz371RQLpXyBMT5B4WHv5GaSP6AcKWxDVMiWRoT8X5BlhB_sc\/s400\/decAndra_viiee_006N.jpg\" border=\"0\" \/><\/p>\n<div><strong>Le stockage en site g\u00e9ologique profond<br \/><\/strong><\/div>\n<p><\/p>\n<div>Aussi longtemps qu\u2019ils restent confin\u00e9s sous terre, dans le site de stockage g\u00e9ologique, les d\u00e9chets nucl\u00e9aires ne pr\u00e9sentent aucun danger pour le public. C\u2019est la contamination des eaux superficielles par des radionucl\u00e9ides \u00e0 vie longue qui peut constituer un risque pour le futur. Pour qu\u2019une telle contamination se produise il faut :<br \/>D\u2019abord que les conteneurs des d\u00e9chets soient endommag\u00e9s par une corrosion aqueuse, un processus qui devrait durer au moins 10000 ans.<br \/>Que les \u00e9l\u00e9ments radioactifs soient progressivement dissous dans l\u2019eau. Pour ceux contenus dans les verres ce processus durerait plusieurs centaines de milliers d\u2019ann\u00e9es. Certains \u00e9l\u00e9ments comme le plutonium et l\u2019am\u00e9ricium sont, d\u2019ailleurs, tr\u00e8s peu solubles dans l\u2019eau ce qui \u00e9tale dans le temps le processus de dissolution.<\/div>\n<p><\/p>\n<div>Que les \u00e9l\u00e9ments radioactifs soient transport\u00e9s par l\u2019eau hors de la couche g\u00e9ologique de stockage. Dans l\u2019argile cela a lieu par un processus de diffusion qui est tr\u00e8s lent. Typiquement pour un site comme celui de Bure ce processus durerait entre quelques centaines de milliers d\u2019ann\u00e9es pour les \u00e9l\u00e9ments les plus mobiles (iode [<a title=\"[5] Actuellement, l'iode129 est rejet\u00e9 en mer \u00e0 plus de 90 % lors du (...)\" href=\"http:\/\/www.pseudo-sciences.org\/spip.php?article842#nb5\" name=\"nh5\">5<\/a>], techn\u00e9tium 99, niobium 94) et beaucoup plus pour les moins mobiles (plutonium, uranium).<\/div>\n<p><\/p>\n<div>Que les \u00e9l\u00e9ments radioactifs passent dans la nappe phr\u00e9atique de surface, ce qui est assez rapide en comparaison avec les processus pr\u00e9c\u00e9dents. \u00c0 ce stade, les radionucl\u00e9ides les plus radioactifs, c\u00e9sium 137, strontium 90 et les principaux actinides (plutonium, am\u00e9ricium et curium) auront disparu depuis longtemps ! Le neptunium lui-m\u00eame, tr\u00e8s faiblement radioactif, est tr\u00e8s peu soluble dans les eaux souterraines et peu mobile. Une faible couche d\u2019argile de quelques m\u00e8tres d\u2019\u00e9paisseur suffirait \u00e0 ce qu\u2019il ne puisse jamais revenir en surface. Or la couche d\u2019argile du site de l\u2019Est de la France a 150 m\u00e8tres d\u2019\u00e9paisseur ! Pratiquement, seule l\u2019iode 129, tr\u00e8s peu radiotoxique, devrait se retrouver dans les nappes phr\u00e9atiques en liaison avec le site de stockage apr\u00e8s quelques centaines de milliers d\u2019ann\u00e9es.<\/div>\n<p><\/p>\n<div><strong>Risques pour la population<br \/><\/strong><\/div>\n<p><\/p>\n<div>La r\u00e8gle fondamentale de s\u00fbret\u00e9 impos\u00e9e par les autorit\u00e9s de s\u00fbret\u00e9 pour un stockage g\u00e9ologique recommande que l\u2019augmentation de l\u2019exposition des populations les plus expos\u00e9es \u00e0 tout moment du futur, n\u2019exc\u00e8de pas le dixi\u00e8me de la radioactivit\u00e9 naturelle. Pour un stockage bien con\u00e7u [<a title=\"[6] C'est \u00e0 dire referm\u00e9 avec soin et respectant les limites de charge (...)\" href=\"http:\/\/www.pseudo-sciences.org\/spip.php?article842#nb6\" name=\"nh6\">6<\/a>], toutes les simulations de retour des radionucl\u00e9ides \u00e0 la biosph\u00e8re effectu\u00e9es montrent que cette limite ne devrait jamais \u00eatre atteinte sauf, \u00e9ventuellement, en cas d\u2019intrusion volontaire dans le site de stockage, et ce pour les intervenants eux-m\u00eames [<a title=\"[7] Voir par exemple H.Nifenecker et G.Ouzounian in \u00ab L'\u00e9nergie de demain \u00bb (...)\" href=\"http:\/\/www.pseudo-sciences.org\/spip.php?article842#nb7\" name=\"nh7\">7<\/a>]. Les riverains actuels des sites de stockage g\u00e9ologique et leur lointaine descendance ne risquent rien, \u00e0 l\u2019exception, pour les proches descendants, d\u2019accidents li\u00e9s aux transports divers relatifs \u00e0 l\u2019exploitation du stockage. Il reste \u00e0 comprendre pourquoi cette innocuit\u00e9 du stockage g\u00e9ologique est aussi largement mise en doute dans les m\u00e9dias et le public. Sans doute les organisations institutionnelles n\u2019ont-elles pas suffisamment inform\u00e9 le public sous pr\u00e9texte qu\u2019elles ne poss\u00e9daient pas les \u00e9valuations d\u00e9finitives de risque\u2026 Si le GIEC [<a title=\"[8] Groupement Intergouvernemental d'\u00c9tude du Climat.\" href=\"http:\/\/www.pseudo-sciences.org\/spip.php?article842#nb8\" name=\"nh8\">8<\/a>] avait adopt\u00e9 une telle attitude, nous en serions toujours \u00e0 nous demander si le r\u00e9chauffement climatique est une r\u00e9alit\u00e9.<\/div>\n<p><\/p>\n<div><strong>Risques pour l\u2019environnement<br \/><\/strong><\/div>\n<p><\/p>\n<div>Alors qu\u2019il ne fait plus de doute que les activit\u00e9s humaines sont responsables de la disparition de nombreuses esp\u00e8ces animales, il est impossible de trouver un cas de disparition imputable \u00e0 l\u2019exploitation de l\u2019\u00e9nergie nucl\u00e9aire. Bien plus, m\u00eame dans les cas extr\u00eames de contamination radioactive comme lors des essais atmosph\u00e9riques d\u2019armes ou de la catastrophe de Tchernobyl, les biotopes ont assez rapidement retrouv\u00e9 leur \u00e9tat initial alors m\u00eame que la radioactivit\u00e9 r\u00e9siduelle restait notable.<\/div>\n<p><\/p>\n<div>D\u2019une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, une quelconque influence sur la biosph\u00e8re de la production d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 nucl\u00e9aire ne pourrait \u00eatre envisag\u00e9e que si l\u2019augmentation de la radioactivit\u00e9 moyenne qu\u2019elle pourrait entra\u00eener d\u00e9passait la valeur de la radioactivit\u00e9 naturelle. En France l\u2019augmentation moyenne de la radioactivit\u00e9 ambiante due \u00e0 la production d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 nucl\u00e9aire est 5000 fois plus faible que la radioactivit\u00e9 naturelle. Par ailleurs, l\u2019activit\u00e9 de la totalit\u00e9 des d\u00e9chets produits pendant 50 ans de fonctionnement du parc de r\u00e9acteurs fran\u00e7ais en absence de retraitement ne repr\u00e9senterait, au bout de 1000 ans que le milli\u00e8me de l\u2019activit\u00e9 de la cro\u00fbte terrestre fran\u00e7aise [<a title=\"[9] On suppose que les d\u00e9chets sont enfouis \u00e0 500 m\u00e8tres de profondeur et on (...)\" href=\"http:\/\/www.pseudo-sciences.org\/spip.php?article842#nb9\" name=\"nh9\">9<\/a>], ce qui signifie que, m\u00eame dans le cas extr\u00eamement improbable o\u00f9 toute l\u2019activit\u00e9 du d\u00e9p\u00f4t serait rel\u00e2ch\u00e9e dans l\u2019environnement, l\u2019augmentation de la radioactivit\u00e9 moyenne resterait tr\u00e8s faible. <\/div>\n<div><img decoding=\"async\" id=\"BLOGGER_PHOTO_ID_5192557842140917394\" style=\"DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center\" alt=\"\" src=\"https:\/\/blogger.googleusercontent.com\/img\/b\/R29vZ2xl\/AVvXsEimR6MQLLxR9pTliYYdflrTziY80g1OOzBOjt6h9TJ4Bl0Xxb4Myz9C4c7TFpttEPGMz4iCOnzkuF05a7BvhVJbjeoAdFLVuUpIIGWo9cmAUCB5bWl9uLUxXgczlW15kDSwCu1UuAQyVUG7\/s400\/dec2_e_shema_2.gif\" border=\"0\" \/><\/div>\n<p><\/p>\n<div><strong>La s\u00e9paration-transmutation<br \/><\/strong><\/div>\n<p><\/p>\n<div>Dans le cadre d\u2019un nucl\u00e9aire durable mettant en \u0153uvre des r\u00e9acteurs surg\u00e9n\u00e9rateurs (comme l\u2019est le r\u00e9acteur Ph\u00e9nix et l\u2019\u00e9tait le r\u00e9acteur Super-Ph\u00e9nix) la s\u00e9paration du plutonium et de l\u2019uranium des combustibles us\u00e9s est une n\u00e9cessit\u00e9. C\u2019est d\u2019ailleurs cette n\u00e9cessit\u00e9 qui a justifi\u00e9 la construction de l\u2019usine de La Hague. Apr\u00e8s s\u00e9paration et mise en r\u00e9acteur le plutonium subit la fission ou, plus rarement, est transmut\u00e9 en am\u00e9ricium. L\u2019uranium, quant \u00e0 lui, est transmut\u00e9 en plutonium. De leur c\u00f4t\u00e9 les produits de fission et les actinides mineurs (neptunium, am\u00e9ricium, curium) sont vitrifi\u00e9s. Les verres de retraitement sont destin\u00e9s au stockage g\u00e9ologique.<br \/>Le d\u00e9veloppement des r\u00e9acteurs surg\u00e9n\u00e9rateurs ayant \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9, l\u2019usine de La Hague a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e pour fournir le plutonium des combustibles MOx charg\u00e9s dans certains r\u00e9acteurs REP. Cette pratique permet d\u2019\u00e9conomiser de l\u2019uranium enrichi et n\u2019entra\u00eene qu\u2019un modeste surco\u00fbt du kWh [<a title=\"[10] Environ 5 % selon le rapport Charpin, Dessus, Pellat\" href=\"http:\/\/www.pseudo-sciences.org\/spip.php?article842#nb10\" name=\"nh10\">10<\/a>]. De plus, les comp\u00e9tences acquises gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019usine de La Hague repr\u00e9sentent un atout industriel de premi\u00e8re grandeur pour l\u2019avenir du nucl\u00e9aire.<\/div>\n<p><\/p>\n<div>Les dimensions du stockage g\u00e9ologique sont essentiellement d\u00e9termin\u00e9es par le d\u00e9gagement de chaleur des colis de d\u00e9chets de haute activit\u00e9. La r\u00e9duction des dimensions du stockage pour en diminuer le co\u00fbt est une motivation suppl\u00e9mentaire pour adopter une strat\u00e9gie de s\u00e9paration-transmutation. La seule extraction du plutonium permet de diviser par deux la charge thermique. Pour diminuer celle-ci pendant le premier si\u00e8cle de stockage, il pourrait \u00eatre \u00e9conomiquement int\u00e9ressant de s\u00e9parer le c\u00e9sium et le strontium et de les entreposer sur une longue dur\u00e9e pour d\u00e9croissance [<a title=\"[11] L'entreposage reste sous surveillance pendant au maximum trois cents (...)\" href=\"http:\/\/www.pseudo-sciences.org\/spip.php?article842#nb11\" name=\"nh11\">11<\/a>]. La s\u00e9paration et la transmutation de l\u2019am\u00e9ricium dans des r\u00e9acteurs sp\u00e9cialis\u00e9s ou dans les r\u00e9acteurs surg\u00e9n\u00e9rateurs permettraient de gagner deux ordres de grandeur sur la charge thermique des d\u00e9chets, et donc, une r\u00e9duction comparable de la surface du site de stockage.<\/div>\n<p><\/p>\n<div>En conclusion, s\u00e9paration et transmutation ne sont pas des pr\u00e9alables \u00e0 la mise au point d\u2019une gestion satisfaisante des d\u00e9chets nucl\u00e9aires mais pourraient en r\u00e9duire notablement le co\u00fbt. Par contre l\u2019extraction du plutonium [<a title=\"[12] Nous ne consid\u00e9rons ici que la fili\u00e8re de surg\u00e9n\u00e9ration \u00e0 partir de (...)\" href=\"http:\/\/www.pseudo-sciences.org\/spip.php?article842#nb12\" name=\"nh12\">12<\/a>] est une n\u00e9cessit\u00e9 pour le d\u00e9veloppement d\u2019un nucl\u00e9aire durable bas\u00e9 sur des r\u00e9acteurs surg\u00e9n\u00e9rateurs.<\/div>\n<p><\/p>\n<div><strong>Le financement de la gestion des d\u00e9chets<br \/><\/strong><\/div>\n<p><\/p>\n<div>En l\u2019\u00e9tat actuel le budget de l\u2019ANDRA qui est charg\u00e9e du stockage d\u00e9finitif des d\u00e9chets nucl\u00e9aires est abond\u00e9 par les producteurs, essentiellement par EDF et AREVA. On peut se poser la question, comme l\u2019a d\u2019ailleurs fait l\u2019OPECST [<a title=\"[13] Office parlementaire d'\u00e9valuation des choix scientifiques et (...)\" href=\"http:\/\/www.pseudo-sciences.org\/spip.php?article842#nb13\" name=\"nh13\">13<\/a>], de savoir si cette solution reste fiable et valable dans le contexte de lib\u00e9ralisation du march\u00e9 de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9. Il est aussi l\u00e9gitime de s\u2019interroger sur le financement des recherches sur la s\u00e9paration-transmutation.&#8221;<\/div>\n<p><\/p>\n<div><\/div>\n<p><\/p>\n<div><\/div>\n<p><\/p>\n<div><em>L&#8217;article <\/em><a href=\"http:\/\/www.pseudo-sciences.org\/spip.php?article842\"><em>ici<\/em><\/a><em>.<\/em><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La gestion des d\u00e9chets nucl\u00e9aires par Herv\u00e9 Nifenecker* &#8211; SPS n\u00b0 280, janvier 2008 &#8220;Le nucl\u00e9aire peut faire partie de la r\u00e9ponse \u00e9nerg\u00e9tique au r\u00e9chauffement climatique. Toutefois, la principale interrogation \u00e0 propos de l\u2019utilisation de cette \u00e9nergie concerne la gestion des d\u00e9chets et leur impact environnemental. Herv\u00e9 Nifenecker expose ici, pour les lecteurs de Science&hellip;<\/p>","protected":false},"author":5,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[683,684],"tags":[],"class_list":["post-16102","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-andra","category-dechets","category-683","category-684","description-off"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ecolo2.yazilimgemisi.com\/tr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16102","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ecolo2.yazilimgemisi.com\/tr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ecolo2.yazilimgemisi.com\/tr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ecolo2.yazilimgemisi.com\/tr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ecolo2.yazilimgemisi.com\/tr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=16102"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/ecolo2.yazilimgemisi.com\/tr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16102\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ecolo2.yazilimgemisi.com\/tr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=16102"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ecolo2.yazilimgemisi.com\/tr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=16102"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ecolo2.yazilimgemisi.com\/tr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=16102"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}